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Article – Une stratégie commune s’impose face à la cybercriminalité
12.10.2012, 14:14 (CET)
Plus Internet évolue, plus les activités criminelles se développent dans l’environnement numérique. L’augmentation du nombre d’utilisateurs a entraîné un accroissement des recettes des activités criminelles sur Internet, autrement appelées cybercriminalité. La Présidence chypriote organise un séminaire intitulé «Meilleures pratiques dans la coopération entre les Etats membres de l’UE contre la cybercriminalité» les 15 et 16 octobre 2012.

Étant donné que la cybercriminalité est un terme relativement récent, elle n’est pas définie précisément dans tous les pays. L’inspecteur de police chypriote Marcos Nicolettis, organisateur du séminaire, explique que “La cybercriminalité pourrait être définie comme une infraction punie par la loi commise en utilisant les réseaux de communication et les systèmes d’information électroniques ou contre ces réseaux et systèmes.”

Harcèlement des enfants

Selon M. Nicolettis, la cybercriminalité évolue et a atteint des proportions alarmantes. “Les économies et systèmes de paiement utilisant de plus en plus Internet, les cybercriminels commettent toutes sortes d’infractions comme le vol d’identité et de données et leur utilisation frauduleuse. La cybercriminalité est devenue un secteur important de l’économie souterraine qui lui rapporte des millions et affecte les gouvernements, les particuliers et les entreprises”, souligne-t-il.

Le harcèlement et l’exploitation sexuels des enfants constituent l’une des formes les plus répandues et les plus condamnables de la cybercriminalité. “Les infractions de ce type sont liées à l’augmentation du nombre d’utilisateurs d’Internet et aux informations qu’ils obtiennent sur ces questions”, précise M. Nicolettis.

Il souligne par ailleurs qu’il est important de prévenir le problème en informant les familles et en sensibilisant les enfants aux dangers auxquels les expose l’environnement numérique. “Ce phénomène semble reculer en 2011 et cette année au sein de l’UE, du moins dans les statistiques, si l’on en croit les incidents signalés aux forces de police. C’est peut-être dû aux campagnes d’information organisées dans les écoles à des fins de prévention”, ajoute-t-il.

Lutte contre le phénomène

En 2009, l’Union européenne a élaboré une feuille de route (officiellement appelée le programme de Stockholm) pour encadrer ses travaux dans les domaines de la justice, de la liberté et de la sécurité pour la période 2010-2014. Des politiques et actes législatifs relatifs à la sécurité d’Internet sont inclus dans le programme. Toutefois, selon M. Nicolettis, l’UE doit promouvoir des politiques permettant de réagir plus rapidement en cas d’infraction. À cette fin, la Présidence chypriote est favorable à la ratification de la convention sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe de 2001. “Cette convention pourrait devenir le cadre juridique de référence dans la lutte contre la cybercriminalité à l’échelon international”, affirme-t-il.

En outre, M. Nicolettis considère qu’il convient de prendre des mesures visant à promouvoir la coopération et une lutte commune contre le phénomène, puisque la cybercriminalité ne cesse d’évoluer et d’innover. “Les juridictions, systèmes et procédures législatifs existants en ce qui concerne la collecte et la conservation des preuves doivent être améliorés autant que possible et les procédures permettant de contrer le phénomène doivent être plus rapides. L’adoption d’un cadre législatif commun à tous les Etats membres de l’UE constituera un outil précieux pour lutter contre la cybercriminalité”, souligne-t-il.

“Les utilisateurs d’Internet ont des responsabilités”

M. Nicolettis appelle tous les utilisateurs d’Internet à faire preuve de prudence, à ne pas ouvrir de courriers électroniques et de liens dont l’origine est inconnue et à ne pas se rendre sur des sites web réputés dangereux. “Les utilisateurs doivent être régulièrement informés des menaces et risques nouveaux apparaissant sur Internet par le biais de différents sites web valides et d’annonces publiées à intervalles réguliers. Les utilisateurs doivent comprendre qu’ils ont des responsabilités et des obligations sur le Net. Ils ne devraient pas agir à la légère, sans vérifier l’authenticité des éléments qu’ils consultent”, déclare-t-il.

L’inspecteur de police chypriote espère que le séminaire fournira des conclusions présentant les positions communes des unités de lutte contre la criminalité informatique des Etats membres de l’UE en ce qui concerne les meilleures manières de coopérer dans la lutte contre la cybercriminalité. Ces conclusions s’appuieront sur un questionnaire envoyé au préalable à tous les Etats membres par la Présidence chypriote. Les réponses fournies seront analysées et débattues lors du séminaire auquel participeront des délégués du FBI, d’Europol, de la Commission européenne et d’autres organisations.

Les résultats des travaux seront présentés lors de la réunion du Groupe "Application de la loi" des 13 et 14 novembre à Bruxelles. Les enseignements tirés du questionnaire constitueront un élément essentiel pour la stratégie de lutte contre la cybercriminalité.