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Communiqué de presse – L’éradication de la violence envers les femmes est nécessaire pour l’égalité et le développement socio-économique
08.11.2012, 15:43 (CET)
L’éradication de la violence envers les femmes est intrinsèquement liée à l’objectif fondamental de l’égalité des sexes. Elle constitue également un préalable au développement social et économique. Ce sont là les messages mis en avant à l’ouverture de la conférence européenne sur la lutte contre la violence envers les femmes. Cette conférence, qui a commencé aujourd’hui 8 novembre et se termine demain, est organisée par la Présidence chypriote et la Commission européenne et a lieu au centre de conférences Filoxenia de Nicosie (Lefkosia).

Les principaux objectifs de la conférence sont de faire le bilan des progrès réalisés ces dernières années en Europe et de présenter les bonnes pratiques dans les domaines de la prévention de la violence envers les femmes, de la lutte contre ce phénomène et de la protection des femmes qui en sont victimes.

Le ministre de la Justice et de l’Ordre public Loucas Louca s’est exprimé au nom de la Présidence chypriote et Daniela Bankier, responsable de l’Unité Égalité hommes-femmes de la Direction générale de la justice de la Commission européenne, qui représentait cette dernière, a également prononcé un discours.

La protection des victimes est prioritaire

La Présidence chypriote, consciente de l’ampleur et de la gravité du problème, a fait de la lutte contre la violence envers les femmes une priorité dans le domaine de l’égalité des sexes en mettant l’accent sur les services d’assistance aux victimes. Son programme de travail prévoit la réalisation par l’Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes d’une étude sur la violence envers les femmes qui se concentrera sur la protection des victimes. Autre initiative importante sous Présidence chypriote: l’élaboration par la police chypriote d’un manuel sur les meilleures pratiques mises en place au niveau européen afin d’éviter que les forces de maintien de l’ordre ne closent prématurément des affaires de violences domestiques.

M. Louca a décrit de manière détaillée les mesures prises par la Présidence dans ce domaine et a souligné que l’objectif ultime était de faire adopter des conclusions du Conseil sur la violence envers les femmes. Le Conseil "Emploi, politique sociale, santé et consommateurs" se réunira les 6 et 7 décembre et des discussions sont déjà en cours au sein du groupe de travail.

“Notre souhait est de faire entendre partout un message fort condamnant toutes les formes de violence envers les femmes ainsi que d’encourager des actions de grande ampleur tenant compte de tous les aspects du problème de manière coordonnée et globale”, a affirmé le ministre.

Les conséquences coûtent 16 milliards d’euros par an

La violence envers les femmes constitue une violation flagrante des droits humains fondamentaux à la vie, la sécurité et la liberté. En outre, ce type de violence a des conséquences qui ne peuvent être ignorées, en particulier en temps de récession économique. Selon une étude demandée par le Conseil de l’Europe, ce crime coûte chaque année aux économies de l’UE 16 milliards d’euros. Manifestement, la violence envers les femmes a des conséquences économiques importantes qui affectent l’ensemble de la société et la participation active des femmes à toutes ses activités.

Le ministre chypriote a remarqué que “Malgré la crise économique, notre détermination à promouvoir l’égalité des sexes et à éradiquer la violence envers les femmes doit rester intacte, empêchant ainsi tout retour en arrière.”

“L’égalité et l’élimination de la violence ne devraient pas être considérées comme une charge économique supplémentaire pour la société, mais comme un préalable pour stimuler le développement socio-économique et sortir de la crise’’, a souligné M. Louca.

Tous les éléments sont sur la table

Des fonctionnaires de la Commission et du Conseil de l’Europe, des représentants de différents réseaux et organisation compétents en matière d’égalité des sexes ainsi que des experts reconnus et des universitaires ont procédé à un échange de vues sur le sujet et couvert la quasi-totalité des aspects du phénomène de la violence envers les femmes.

Aujourd’hui, les participants se sont notamment penchés sur le cadre politique mis en place par l’UE pour combattre la violence envers les femmes, les effets de la crise économique sur les efforts déployés pour lutter contre ce phénomène, l’action des différentes ONG et le rôle crucial que peut jouer l’éducation en matière de prévention.

En outre, une étude sur la prévalence des violences domestiques touchant les femmes à Chypre a été présentée. Demain, vendredi 9 novembre, les travaux porteront sur la dimension juridique et pénale du phénomène avec des exposés et des débats sur la pratique en matière d’enquêtes pénales et de poursuites ainsi que sur les mécanismes de protection des victimes et d’assistance prévus par différents systèmes juridiques au sein de l’UE.

La ministre du Travail et de la Sécurité sociale Sotiroula Charalambous interviendra demain lors de la cérémonie de clôture.

 

Communications Officer
Lefki Solomontos

Ministry of Justice & Public Order

E-mail: lsolomontos@mjpo.gov.cy
Téléphone: +357 22805996

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'FILOXENIA' Conference Centre, Lefkosia (Nicosia)


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